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Note de politique générale

Déclaration de politique générale 2026

Chaque déclaration de politique générale est différente parce qu’elle tient compte d’un contexte économique, humain et sociétal différent. Le  fonctionnement et les missions du CPAS sont donc en perpétuelle évolution et nécessite un pouvoir d’adaptation important de la part du travailleur social. Nous ne « fonctionnons » pas, mais nous offrons des services et de l’aide à des personnes qui à un moment donné de leur vie, dans des circonstances différentes, réactivent leurs droits fondamentaux (avoir un logement, se nourrir, …).

Pousser la porte du CPAS reste une démarche bien difficile pour la plupart d’entre eux. Sans doute, y a-t-il une gradation dans les demandes d’aides; une demande d’allocation de chauffage n’est pas à comparer avec une demande de RIS ou d’aide sociale. Certains dossiers se règlent vite, mais d’autres sont chronophages et nécessitent enquête, prises de contacts, renseignements et travail de réseau.
Dans le contexte actuel de plus en plus compliqué, où les nouvelles et les informations administratives vont plus vite que l’éclair, la formation continue de l’assistante sociale est prioritaire. Le travail de réseau avec tous les organismes de prévention, d’éducation, de protection et  d’hébergement concourt à la réussite de la demande.

L’année 2026 ?

Nos missions seront influencées par un contexte différent.

  1. La réforme du chômage.
    On le sait et il est toujours bon de le rappeler : les CPAS ont été et restent au cœur des crises qui se sont succédé dans notre pays et des conséquences sociales que ces dernières ont générées (Covid, Ukraine, tempêtes, inondations, …). Ils jouent également le rôle de pivot des politiques sociales à l’échelon local, dans un contexte où les indicateurs liés à la précarité et aux risques de pauvreté n’évoluent guère dans le bon sens.
    Certains chiffres parlent d’eux-mêmes : avec une moyenne de 25 bénéficiaires du RIS et des aides sociales en hausse, le nombre de personnes accompagnées a augmenté de 50 % en 15 ans.
    A cela il va falloir ajouter à l’avenir une partie des personnes exclues du chômage et une perte de subventions. Il va donc falloir faire plus avec moins. Une gouvernance budgétaire plus stricte devra être opérée au niveau des aides sociales et complémentaires, même si le budget a été augmenté.
    Une importante mutation anthropologique se met en place en considérant l’être humain non plus avec ses fragilités, mais avec des ressources mobilisables.
    Désormais, les travailleurs sociaux sont moins chargés de protéger et de réparer que de travailler la recherche d’autonomie, l’activation sociale et la mise à l’emploi des usagers.
    Le rôle actif d’insertion du CPAS est renforcé notamment par les PIIS dont le caractère obligatoire est devenu la règle.
    Le curseur entre inactivité jugée légitime et inactivité jugée illégitime s’est fortement déplacé. Nos assistantes sociales confirment pourtant être face à un nombre croissant de personnes ne répondant pas aux attentes de résultats.
  2. La suppression de la subvention « promotion de la participation et activation sociale ».
    Celle-ci permettait le financement total ou partiel à des activités sociales, culturelles ou sportives.
  3. La suppression du subside alimentaire.
  4. L’éventuelle fusion commune-CPAS.
    Le projet d’intégration des CPAS dans les communes est toujours en réflexion. Les objectifs recherchés sont louables dans le contexte actuel : optimiser les coûts, améliorer la gouvernance, simplifier l’accès au public, éviter les doublons, rendre les synergies sur les services de support plus opérants (pour les deux parties). Les CPAS sont donc à un tournant de leur histoire.

Nos priorités.

  1. La pauvreté infantile.
    « Il n’y a pas d’enfants pauvres, il n’y a que des enfants de familles pauvres ».
    La pauvreté est bien plus qu’un simple souci d’argent. Elle affecte les enfants et les jeunes dans tous les aspects de leur vie. Les conséquences sur leur santé, leur chance de réussite scolaire, leur vie sociale sont dramatiques. Le fait de vivre dans un ménage sans emploi, dans une famille monoparentale, dans une famille confrontée à l’endettement et aux problèmes de santé chroniques sont des facteurs qui augmentent le risque de déprivation des enfants.
    Le CPAS se veut être attentif à l’épanouissement de l’enfant et soucieux de son devenir et de son avenir. Grâce à l’aide financière de la fondation Pélicano et la collaboration d’intervenants éducatifs, médicaux et sociaux, nous aidons plusieurs familles dans le parcours de vie de leurs enfants. Le CPAS continuera à soutenir les étudiants dans leur cursus scolaire afin qu’ils puissent envisager leur avenir avec sérénité.
  2. L’aide alimentaire.
    L’aide alimentaire fait partie des missions facultatives dans le chef des CPAS, mais elle est bien nécessaire : elle permet de diminuer le nombre d’aides urgentes et sociales et de répondre aux droits fondamentaux de base : se nourrir, avoir un toit, …
    Grâce à une équipe de bénévoles, un distribution hebdomadaire permet de bénéficier de colis alimentaires (resto du cœur, invendus des magasins, produits des FAED et d’alimen’t).
    Nous poursuivrons la collaboration avec Alimen’t et les restos du cœur.
  3. L’énergie.
    La maîtrise énergétique constitue un enjeu majeur pour lutter contre les changements climatiques.
    Une étroite collaboration avec le GAS (groupe d’action et surendettement) et le PAPE (plan d’action préventive en matière d’énergie) nous permet d’organiser des séances collectives d’information et de sensibilisation à l’utilisation rationnelle de l’énergie. Ces séances se
    déroulent dans les locaux mêmes du CPAS.
    De plus, un accompagnement individualisé des ménages en difficulté permet d’identifier les problèmes liés à l’énergie et de les résoudre (consommation d’eau, humidité, installation électrique, …).
    Les actions menées dans le cadre des PAPE sont destinées exclusivement à un public adulte, bénéficiaire ou non du CPAS.
  4. L’insertion professionnelle.
    La réforme fédérale liée aux allocations de chômage touche de plein fouet les CPAS. Non seulement, le nombre de RIS va augmenter, mais nous devrons simultanément aider les personnes à retrouver un emploi.
    La collaboration avec Défits sera renforcée ; leur travail diversifié et personnalisé permet à beaucoup de nos jeunes et de nos adultes de retrouver l’espoir et de croire à un futur.
    L’article 60 est sans conteste une mesure importante de réinsertion.
    2 article 60 sont prévus au budget.
  5. L’accès au logement.
    L’accès au logement reste un objectif difficile à atteindre en tant qu’allocataire social en raison d’un contexte économique difficile où les prix sont à la hausse et où les propriétaires sont très méfiants. L’assistant social sert alors de relais entre le demandeur et le propriétaire.
    C’est un travail fastidieux, énergivore et souvent sans solution. Mais il est nécessaire de poursuivre cet accompagnement de recherche de logement.
    Le CPAS joue un rôle important dans l’accueil des demandeurs de protection internationale en tant que partenaire de FEDASIL. Deux ILA sont gérées par le CPAS par le biais d’une convention avec FEDASIL et d’un montant forfétaire tenant compte du public accueilli.
    Le patrimoine est aussi constitué de six pavillons à Chanly destinés aux personnes de plus de soixante ans.
    Suite à la détérioration importante du logement de transit, la commune a dû investir dans la restauration du bâtiment. L’hébergement futur de locataires nécessitera absolument un suivi régulier de la part du CPAS.
    Le plan de cohésion sociale, véritable moteur de projets, sera poursuivi et nous sommes en attente d’une décision régionale maintenant le subside.

Présentation du budget

Pour l’élaboration de ce budget, il a fallu tenir compte d’impératifs cités ci-dessus.
Le budget s’équilibre à l’ordinaire à 1 680.038,63 € avec une intervention communale souhaitée de 620 000 € (même montant qu’en 2025) et une reprise sur le fonds de réserve ordinaire d’un montant de 3 549,55 €.
A l’extraordinaire, montant de 5 000 € pour l’acquisition de matériel informatique.